SACI PERERÊ

C'est un des personnages les plus importants du folklore brésilien

 

Fête du Saci Pererê : 31 octobre

Etymologie : « saci » en tupi signifie ‘être magique’, c’est également un nom d’un oiseau qu’on appelle également « Saci », « Matimpererê » ou « Martim-Pererê », en tupi: « matintape're ».

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Origine : la légende est née des ethnies autochtones tupi-guarani situées au Sud du Brésil. Le personnage est apparu en XVIII siècle en réaction à la conquête européenne. Il est présenté comme un petit rebelle. L’histoire du Saci Pererê portait initialement sur différents tours de passe-passe pour ridiculiser les colons portugais et perturber leur invasion à l’époque de la conquête du Nouveau Monde.

Histoire du Saci : Selon la légende, Saci Pererê serait né mystérieusement dans les pousses de bambous après plus de 7 ans de gestation. Sa durée de vie serait de 77 ans et sa mort adviendrait de sa transformation en champignon vénéneux.

Une autre légende affirme que Saci serait le fils abandonné d’esclaves noirs maltraités par des grands propriétaires terriens

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Représentations : Saci est un personnage maléfique, souvent représenté comme un garçon noir turbulent d’un mètre et demi, qui n’a qu’une seule jambe et les mains trouées, fume une pipe, appelée « cachimbo » et porte un bonnet conique rouge « carapuça », qui lui donne ses pouvoirs magiques. Les histoires de Saci Pererê sont marquées de plaisanterie et de mauvaises blagues. Selon les histoires, le Saci Pererê passe la majorité de son temps à boire, fumer et jouer les tours. Tous les malheurs qui arrivent dans la maison, c’est toujours de la faute du Saci.

 

Saci Pererê est aussi représenté comme un protecteur des plantes et des herbes médicinales, un gardien de secret et de connaissances ancestrales. Notamment il prend soin des herbes sacrées en jouant des tours et en distrayant ceux qui s’avisent de les cueillir sans sa permission.

A l’origine, Saci avait deux jambes et une queue, mais sous l’influence africaine, il a perdu la jambe dans un combat épique de capoeira et a pris l’habitude de fumer la « cachimbo ».

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Le bonnet rouge du Saci est caractéristique des négriers portugais à l’époque de la traite (commerce d’esclaves). Selon les histoires racontées, le bonnet rouge de Saci Pererê proviendrait également du folklore du Nord du Portugal (présent aussi au Nord de l’Espagne) où il appartenait à un personnage enchanté Trasgo de la Région Trás-os-Montes, aussi connu comme « gnome » ‘lutin’. Comme ce personnage, Saci Pererê porte son bonnet rouge symbolique de ses pouvoirs surnaturels.

Pouvoirs magiques du Saci :

-le pouvoir d’apparaître et de disparaître où il le souhaite et quand bon lui semble ;

-le pouvoir de tourner sur lui-même si rapidement qu’il éloigne tout filet à sa portée essayant de le capturer. Certains affirment que cette petite tornade sifflante occasionne de douloureux maux de tête.

 

Capturer le Saci : Pour le capturer, selon la légende, il faut retirer son bonnet rouge pour pouvoir l’enfermer dans une bouteille. De cette manière, le chasseur pourrait lui faire faire tout ce qu’il désire afin de s’assurer une bonne fortune. Néanmoins pour échapper à sa capture, le Saci détient le pouvoir de tourner sur lui-même si rapidement qu’il éloigne tout filet à sa portée.

Mauvais tours du Saci : tresser les poils et les crinières des animaux, faire disparaître des objets, interchanger le sucre avec le sel, faire brûler les repas sur le feu, effrayer les voyageurs à la tombée de la nuit (pour échapper à cette mauvaise blague, il faut distraire le Saci en laissant derrière soi un verre de cachaça et du tabac), faire tourner le lait, casser les pointes des aiguilles, cacher les pinces à ongles, emmêler les pelotes de laine, jeter les mouches dans la soupe, mettre un clou pointe en haut pour blesser le premier pied qui passe, etc.

 

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